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Moi-2014-b.JPGJe me nomme Philippe Le Bihan (d'où mon pseudo "lbph"), né en Belgique d'une famille ouvrière composée d'un père breton (français, mais enfin bon on va pas faire la guerre contre Paris même si on vient de Quimperlé quoi?) et d'une mère belge.

Mes études, si elles furent brillantes (sauf en néerlandais et au cours de morale que j'abandonnai après une provocation hardcore pour l'époque de ma part, j'y reviendrai) furent néanmoins tout ce qu'il y a de plus conventionnel; je répétais sans inventer.

Et lorsque je me permis d'inventer, d'innover, par exemple comme j'osai le faire dans une rédaction littéraire du cours d'anglais donné à l'époque par une stagiaire, j'en fus vite découragé par le corps enseignant. Je sais qu'au cours de français j'aurais pû me le permettre avec un professeur, mais je n'ai osé qu'une fois: pour un travail que une illettrée m'avais demandée de lui fournir; encore une rédaction littéraire.

Sur ce dernier point je me fis une réputation de drogué. En effet j'avais intitulé la rédaction, la nouvelle, "Lord Sir Diamond" ou quelque chose ainsi. Je savais pour ma part que cela faisait référence au LSD, bien que je n'en ai jamais pris dans ma vie. Mais comme j'écoutais de la House Music (à ne pas confondre avec la techno de merde) et que c'est en écoutant de la bonne House que j'avais écrit la rédaction (tout comme ma rédaction d'anglais d'ailleurs), je trouvai cela fort approprié. Comme quoi il y a pas besoin de drogue pour être bien allumé!

Mais bon cessons de parler de ces études qui me firent chier, non pas car je ne m'intéressait aps à ce qu'elles m'apprenaient, bien au contraire, mais parce que mes bonnes notes rarement en dessous du 17/20 ne furent jamais récompensées par une attitude de mes parents qui auraient pu, auraient dû, me laisser plus de libertés.

En gros c'était école-maison et 50 francs belges par jour (1,25€) d'argent de poche (ce qui me permettait tout juste d'acheter 2 canettes de Coca à 20 francs pièce.

Donc, une fois le BAC en poche et n'ayant que 17 ans, donc pas encore majeur, je dus me décider sans enthousiasme pour des études supérieures que je commençai à l'ISIB, une école d'Ingénieurs Industriels.

Sachant que j'en aurais au minimum pour 5 ans encore de école-maison sans la moindre possibilité de petite-copine à l'horizon (mon argent de poche était passé à 100 francs belges par jour, 2,50 €, de quoi m'acheter un sandwiche), je fourbis donc l'idée de dégager dès mes 18 ans et donc abandonnai de facto tout effort d'étude.

Effectivement dès mes 18 ans je me mis en cachette à chercher un boulot. 4 mois plus tard j'en trouvai un: ouvrier manoeuvre (polyvalent) dans une usine de taille petite (25 employés maximum). Et quelques mois plus tard je trouvai un flat où je m'installais, enfin libéré de la tutelle castratrice de ma mère et la passivité d'escargo face à cela de mon père.

L'usine ça use. Et ça salit; de quoi faire fuir les jolies oiselles de mon âge (18-19 ans). Bref, toujours à la recherche d'un amour qui m'était interdit je tombai dans un état nihiliste: je n'avais pas de famille à nourrir donc pourquoi me casser les couilles à travailler? Je tombai donc au chômage.

Après divers errements dans des milieux gauchistes, puis staliniens, puis anarchistes, j'abandonnai tout engagement bien que me préoccupant toujours de politique. En fait si la fin recherchée compte, et en l'occurence la fin était plutôt humaniste et belle, les moyens à mettre en oeuvre pour y arriver déterminent bien plus la qualité de la fin que les idéaux eux-mêmes. Et de fait les moyens étaient inadéquats.

Enfin, je revins à mes vieux rêves. D'abord l'écriture bien qu'abimée par des siècles de non pratique. Ensuite la musique électronique (voir http://iGorovitch.over-blog.com).


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