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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:10

Une chose m'a passablement énervé ce mercredi après-midi. Je me suis dit ou bien je file un coup de close combat à ce gars ou bien, afin d'éviter la prison, je tente de rester calme. Ce fut dur, tellement dur que je dois partager cette petite expérience en guise d'auto-thérapie.

Bref, voilà que depuis 13h30 environ j'étais au café, à mon café habituel, en train de boire de la bière sans alcool, lorsque vers 16h15 ou quelque chose ainsi arrive une nana suivant son mec. Bon la nana rien à dire sinon qu'elle doit pas mal souffrir des remarques et du vide intersidéral qui peuple le cerveau de son mec.

Je sors fumer, son mec vient fumer aussi, me propose du feu que je refuse car j'ai mon briquet. Jusque là tout va bien. Le mec va un peu plus loin à ma droite et soudain, alors que sans doute il me regarde de profil, est atteint d'une espèce de "flash" mystique. Il se met à rigoler, mais pas d'un rire franc, d'un rire narquois qui ressemble à s'y méprendre à un rire niais.

Puis il me dit tout de go "tu devrais arrêter les médocs, tu es normal c'est les autres qui sont pas normaux". Information exacte: je prends des "médocs". Cela ne m'étonne guère ou plutôt me déçois de mes anciens amis que la seule chose qu'ils soient capables de dire sur moi est que je suis "le gars qui est devenu fou et prend des médocs" et en plus qu'ils parlent de moi derrière mon dos, mais il faut dire que dans un article sur la mobilité à Bruxelles j'en ai fait de même. Et comme ces anciennes connaissances sont des bobos, vous savez ces bourgeois bohêmes, fils de bourgeois pointant au chômage et semblant avoir une réserve de monnaie inépuisable, et qu'une autre éventuelle connaissance par qui me vient l'expression "prophète", une certaine Jessica, fréquente elle aussi les lieux bobos, et que le mec qui m'avait soudainement interpellé avait tout du bobo (le style de sa nana le confirmant), ma commune est un petit village quoi...

Bref il avait dû receuillir des infos, des infos datant d'il y a la dernière fois que je les ai vus ces bobos soit 5 ans pour la Jessica et 11 ans pour les autres, donc des infos pas d'une toute première fraîcheur.

Mais qu'importe, je décidai de ni actualiser ces infos ni les confirmer, de laisser pisser le mouton (noir peut-être mais un mouton noir suit son berger comme le mouton blanc quant au loup il suit le chef de meute comme le mouton son berger).

Une demi-heure plus tard je revais fumer. Ah, le mec et sa boniche (c'est comme tel qu'il la considère d'après la petite conversation que j'ai pu percevoir entre lui et elle... la pauvrette!) sont aussi en train de fumer à l'unique table disponible en terrasse.

Le mec m'invite à m'asseoir avec eux, ce que je ne peux refuser par correction. Et le voilà reparti sur "mes médocs". Il ajoute "tu sais je n'ai pas enquêté sur toi, je le vois à tes yeux". Marrant la dernière fois que quelqu'un m'a dit ça c'était un prof qui me reprochait de le regarder fixement lorsque je lui parlait; si je ne l'avais pas fait il m'aurait sans doute reproché d'avoir le regard fuyant...

Et moi, fort de mon expérience, ou plutôt des expériences racontées jusqu'il y a 5 ans par la fameuse Jessica, de lui dire "ah, tu es un prophète?".

Vous savez, certains cafés spécial bobos, mais pas celui que je fréquente là c'est la première fois que je les y vois et ils ne doivent pas y être allé plus de trois fois, sont fréquentés par des gens qui prennent des airs mystiques voire introspecteurs et qui vous sortent tels des voyants cartomanciens des vérités partielles sur votre vie pour ensuite dériver vers une attittude de "gourou" et tenter de vous faire agir de la sorte qu'ils veulent que vous agissiez. De l'envoûtement en quelque sorte.

Cela marchait très bien avec la Jessica, elle était bon public face à ce genre de phénomènes.

Pour ma part, après lui avoir demandé s'il était prophète, et je crains qu'il n'ait pas saisi le sens de cette question à se juste valeur, celle que je viens d'expliquer plus haut, il passe alors à une autre technique: "on s'est pas déjà vu quelque part?". A moins que ce ne soit quand j'étais à mon époque hyper-alcoolique, la réponse était bien évidemment non.

Et lui d'insister. Finalement je lui ai sorti "ça m'étonnerait, un homme qui organise des dîners de con je m'en souviendrais"...

Bref, par Jessica, j'avais appris l'existence de ces éprophètes de bistrot", mais jamais je n'en avais encore rencontré un. Ben, moi je dis, seul un vrai fou peut se laisser prendre à un tel jeu; pour ma part ce fut une expérience on ne peut plus désagréable...

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Published by lbph - dans pensées
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