Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 04:35

Elle n'est pas d'un jour, la douleur d'amour est pour toujours qui me mena tel un paria hors des pariades. Me privant de quelques sentiments de la part de la féminine gente.

 

Quel prix doit payer celui qui s'éprit du monde sans répit de l'attraction des délices du Saint-Calice? Celui dont l'oeuil effeuille la folie jusqu'au pas du tout sans tabou et le met à bout?

 

Et alors perdant son tact, exclu des désirs tactiles, il prend acte priant pour un miracle qui vint tel un mirage dans ce désert sans fin.

Par lbph - Publié dans : poésie
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 08:19

Come in my arms

Come in my heart

Forget the war

I am not a soldier

 

Please

See me

Your eyes are weapons

They shot my mind

 

Let me come as I am

Come as you are

Forget the sex war

I am not a predator

 

I just like you

Like you as you are

I don’t ask to you

To love me

 

But just like me

Like I am

Tell me where you are

I forgot where I am

 

I believe in God

You believe in Rock

Come as you are

And let me come as I am

 

When the loving spirit is there

To the love we have to be aware

Come in my arms

Come in my heart

 

Join us like two soldiers

Against these stupid wars

Come as you are

Let me come as I am

 

(to "Come As You Are" from Nirvana)

Par lbph - Publié dans : poésie
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 21:59

La nuit est là, minuit dix, je quitte le boulevard et m'enfonce dans les ruelles sombres et mal éclairées de ce putain de quartier craignos. Ruelles crades, jonchées de merdes de chiens et de pisse d'ivrognes, odeur subtilement repoussante, voilà bien vingt ans que la police n'ose même plus y passer dans ce coupe-gorge maudit. Malgré l'été il fait un peu frais, trop frais pour une nuit d'été, je ferme ma veste et me dis que j'aurais dû sortir avec un pull en plus.

 

Je tourne le coin habituel, celui que je tourne toutes les fois que je peux, à cinq mètres deux motards discutent en flamand ou en allemand. J'arrive à leur hauteur et tchac, voilà qu'il y en a un qui m'attrappe par le col me secoue, sors de son blouson de cuir une chaîne et me murmure à l'oreille, l'haleine puant l'alcool, "fait surtout pas l'malin et refile moi ton fric". Je n'ai rien à faire en fait car le second viens directement prendre mon portefeuille dans ma poche et les 20 euros qu'il y avait dedans. Puis le gars me jette à terre et me lance "allez dégage".

 

Je savais que ça arriverait un jour, bref je continue mon chemin et m'enfonce encore plus loin dans les ruelles, heureux d'avoir gardé vingt autres euros cachés dans mes baskets. Après cinq minutes de marche j'apperçoit au loin, à dix mètre, les deux dealers que je vais voir pour ma putain de drogue. J'arrive, ils n'ont même pas vingt cinq ans moi j'en ai quarante et je suis acceuilli d'un "salut gamin, alors t'as du flouze aujourd'hui?". Tarif habituel c'est 10 euros pour 35 grammes plus 2 euros pour le paquet de cent feuilles à rouler. Je sors mes vingt euros. "Désolé mec mais on a pas de monnaie, on te file cinq paquet de feuilles, comme ça ça fait de bons comptes. Les bons comptes font les bons amis pas vrai mec?". Mieux vaut pas réclamer vu la carrure de l'un des deux et surotut le couteau que je sais qu'il a toujours sur lui.

 

Je prends enfonce dans la poche de ma veste le précieux colis et m'en vais salué d'un "tu f'rais mieux d'faire du sport gamin c'est meilleur pour la santé".

 

Chemin du retour, mieux vaut ne pas recroiser les deux motards, je serai obligé de prendre l'avenue Isabelle Durand, du nom de la connasse qui dirigeait le parti écolo par où est venu la prohibition de "cette drogue dangereuse". Un comble pour moi.

 

Là il fait plus clair, les voitures de police y passent de temps à autres, tout le long de l'avenue des cofee shops mais je sais qu'on me connaît et qu'on ne m'y laissera jamais entrer avec ma grosse drogue. Ici c'est cannabis only. Plus loin le "Central", le nouveau shoot shop: ici cocaïne et héroïne, voire même LSD ou XTC, mais là encore on va vite me repérer.

 

Enfin la Place et plus loin le boulevard où j'habite. Une fois rentré chez moi je pourrai, rideaux fermés, apprécier cette putain de drogue qui m'a coûté 20 euros pour à peine de quoi tenir un à deux jours, ce tabac de derrière les fagots! Tabac dont la répression de la consommation avait commencé des les années 2000, alors maintenant en 2050 on se débrouille comme on peut...

Par lbph - Publié dans : prose
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 09:22

Au manoir tenté

Par la misère d'un ton déjanté

Robin boit son thé

Amer dans salon jeté

 

Horloge juteuse

De sang pulpeuse

Sur canapé pluvieux

S'étale ses regrets vieux

 

Berlin s'entame ici

A coup de Tamise

Minuit s'hérisse

Sur de bleux vices

 

La table se confesse

A le fumée épaisse

Le café dresse

Arôme tendresse

Par lbph - Publié dans : poésie
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 01:46

Non mais cette question de philosophie philologique m'interpelle soudain car il y a un mois à La Grande Librairie de France 5 était reçu en grande pompes l'auteur dont j'ai oublié le nom qui s'est auto-proclamé inventeur de l'auto-fiction. S'il est vrai que son style d'écriture, avec des blancs énormes, sans ponctuations autres que des points de suspension, écrivant tantôt en minuscules tantôt en majuscules, est un style original et complètement nouveau il me semble qu'on ne peut néanmoins dire que sur le fond ce soit du nouveau.

 

Le terme auto-fiction, s'il n'est là que pour qualifier ce style qui permet de doubler l'épaisseur du livre, est à mon avis bien mal choisi. Mais il est vrai que le terme plus exact de "déconstructivisme" avait déjà été inventé.

 

Pourquoi je dis ça? Car récemment toutes les chaînes tant de radio que de télé ont commémoré les 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg dont je suis fan depuis mon adolescence. Et s'il y en a bien un qui faisait de l'auto-fiction tant en livre qu'en musique qu'en cinéma c'était bien Serge Gainsbourg et pourtant son style n'est étudié dans aucune grande université ou faculté contrairement à l'auteur mentionné au début de ce texte.

De Lemon Incest et Charlotte Forever, en commençant bien auparavant avec La ballade de Melody Nelson ou encore L'Homme à tête de chou en musique, clips et films
voire même en littérature avec Evguénie Sokolov et carrément dans sa vie publique et ses multiples apparitions avec la dualité Gainsbourg-Gainsbarre où il s'auto-réinvente une vie mi-fictionnelle mi-réelle.

 

Bref pour ma part l'auto-fiction a existé en France à partir de Serge Gainsbourg, et quant au style des livres étudiés si snobissimement à l'unif il doit porter un autre nom et non celui "d'auto-fiction".

Par lbph - Publié dans : pensées
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